FUTURS n’est pas une association de plus. C’est un espace libre, pluraliste et indépendant, né d’un appel, et qui se veut au service des mobilisations déjà à l’œuvre.
La genèse
Le 25 juin 2026, Bernard Foccroulle, Thierry Michel, Christine Pireaux et Ricardo Gutierrez lancent l’Appel à la création d’une plateforme de vigilance démocratique. Une centaine de personnalités le signent dans les jours qui suivent : universitaires, artistes, syndicalistes, juristes, journalistes, responsables associatifs.
Le 4 juillet, une quarantaine d’entre eux se retrouvent une journée entière à Bruxelles. Chacun vient avec l’état de son secteur. Ce qui en ressort n’est pas une addition d’inquiétudes séparées, mais le constat que tous décrivent la même mécanique avec un vocabulaire différent. C’est de cette journée que naît la méthode du collectif.
Fin août, après plusieurs semaines de discussion, le collectif se choisit un nom : FUTURS — Fédérer pour résister. Le 14 septembre 2026, il se manifeste publiquement pour la première fois, au Théâtre National de Bruxelles.
Notre méthode
Trois principes, issus directement de la journée du 4 juillet.
Des marqueurs, pas des généralités
Nous partons de décisions, de textes et de chiffres vérifiables plutôt que d’un discours général sur la montée des périls. Un budget amputé de 25 %, un décret qui conditionne la recherche, une année de travail effacée du calcul d’un statut : c’est concret, c’est datable, c’est contestable.
Une expertise et une parole de terrain
Chaque thématique est portée par un binôme : quelqu’un qui connaît le dossier, et quelqu’un qui le vit. L’analyse sans le témoignage reste abstraite ; le témoignage sans l’analyse reste isolé. C’est le format de notre première conférence de presse, et ce sera celui de nos rencontres en régions.
Fédérer plutôt qu’ajouter
Des dizaines d’organisations se battent déjà, chacune sur son terrain. Notre rôle n’est pas de les remplacer mais d’amplifier ce qu’elles font, et de rendre visible ce qui les relie. La coalition Droit de protéster a montré qu’une mobilisation interorganisationnelle peut faire reculer un gouvernement.
Nos chantiers
Le collectif travaille sur six terrains, où la même mécanique produit des effets différents.
- Justice et droits humains — relativisation des droits fondamentaux, pression sur les juges, non-exécution des décisions, surpopulation carcérale.
- Précarité sociale — détricotage des protections sociales et stigmatisation des plus vulnérables.
- Urgence climatique — stratégie de brouillage scientifique, criminalisation des mouvements climatiques, récupération identitaire de l’écologie.
- Droit des réfugiés — suspicion envers les étrangers, externalisation de l’asile, visites domiciliaires.
- Culture — ciblage de la culture comme vecteur d’esprit critique, remise en cause du statut d’artiste.
- Enseignement et recherche — liberté académique sous pression par le financement, brutalisation législative, fermeture des espaces de débat.
La presse et les médias traversent ces six terrains : fragilisation économique, concentration des titres, dénigrement du travail journalistique.
Qui porte le collectif
FUTURS est co-présidé par Françoise Tulkens, juge et ancienne vice-présidente de la Cour européenne des droits de l’homme, et Philippe Hensmans, ancien directeur d’Amnesty International Belgique francophone.
Un comité de pilotage réunit les initiateurs de l’appel et des représentants des différents secteurs concernés. Le collectif n’a ni personnalité juridique, ni permanent, ni budget de fonctionnement : il repose sur l’engagement bénévole de ses signataires.
Nous rejoindre
L’appel reste ouvert à la signature. Vous pouvez également proposer une rencontre dans votre ville, signaler une atteinte que nous n’aurions pas vue, ou simplement recevoir nos informations.
